LES 4 PILIERS D’UN MÉTABOLISME OPTIMAL – PARTIE 3 – L’ENVIRONNEMENT

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Dans la première partie de cette série de 4 articles, nous avons vu de quelle façon la nutrition affecte le métabolisme via la balance énergétique, la capacité d’utiliser ses réserves d’énergie ou encore l’impact des carences nutritionnelles sur différents systèmes.

Dans la 2e partie, nous avons vu comment le stress peut influencer le métabolisme via son effet sur le système nerveux et sur la balance hormonale ainsi que les impacts négatifs du manque de sommeil.

Voici le 3e pilier d’un métabolisme optimal :

3- L’environnement

Même si vous donnez à votre corps tous les bons nutriments dont il a besoin dans les bonnes quantités, que votre stress et sommeil sont bien géré, il n’est pas assuré que votre métabolisme fonctionne optimalement pour autant.

Notre environnement affecte aussi grandement notre métabolisme. Toutes les molécules qui se trouvent dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons ainsi les aliments que nous mangeons interagissent avec nos cellules.

Certaines de ces molécules sont essentielles au bon fonctionnement et à la survie (eau, oxygène, vitamines, minéraux, bactéries…). Le corps utilise ce dont il a besoin et élimine le reste.

Malheureusement il y a certaines molécules qui peuvent causer plus de dommage que d’autres et que le corps aura plus de difficulté à éliminer. Comme vous pouvez le deviner, la majorité de ces molécules ont été directement créées par l’homme. Certaines de celles-ci interfèrent avec notre système hormonal, nous les appelons les perturbateurs endocriniens.

Perturbateurs endocriniens

Ces molécules agissent sur l’équilibre hormonale de nombreuses espèces sauvages ou domestiques. Elles sont souvent susceptibles d’avoir des effets indésirables sur la santé en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, la production, l’utilisation et le stockage de l’énergie, le sommeil, la circulation sanguine ainsi que les fonctions sexuelles et e reproductrices.

Ces molécules influencent le système endocrinien de 3 façons possibles :

1. Effet mimétique : Imite l’action d’une hormone naturelle. La molécule artificielle à une structure moléculaire tellement similaire à une hormone spécifique qu’elle a la capacité de se lier à son récepteur et signaler une action.

2. Effet de blocage : Bloque l’action d’une hormone naturelle. Il est possible que la molécule artificielle se lie au récepteur cellulaire, mais ne signale aucune action. Elle bloque alors l’effet possible de l’hormone naturelle.

3. Effet perturbant : Interfère avec les processus métaboliques ou de croissance et division cellulaire. Ces perturbations sont d’autant plus graves si elles se produisent tôt dans la vie (fœtus, embryon ou jeune enfant) car des effets irréversibles peuvent être induits, comme des malformations génitales.

Où retrouvons-nous ces molécules?

Partout! C’est dommage, mais c’est maintenant la réalité de notre époque. La pollution voyage par l’air et par l’eau donc nous retrouvons des traces de ces molécules à peu près partout sur la terre.

Bien que nous n’avons pas le contrôle d’être exposé ou non à ces molécules, nous avons le contrôle sur la quantité à laquelle nous sommes exposés!

Eau : Pour diminuer la quantité présente dans notre eau, l’utilisation d’un simple filtre (Brita par exemple) élimine déjà la plupart des polluants. Un système à osmose inverse serait plus efficace par contre.

Nourriture : Acheter bio diminue déjà une bonne partie de la quantité de pesticides que l’on ingère. Laver ses fruits et légumes avec de l’eau et du bicarbonate de sodium enlève la majorité des résidus sur ceux-ci.

Plastiques : Les plastiques que nous utilisons (bouteilles, plats…) laissent des résidus que nous ingérons. Surtout lorsque ceux-ci sont en contacte avec de l’eau ou un corps gras et qu’ils sont chauffés (soleil, micro-ondes, température ambiante). Échanger vos bouteilles et plats de plastiques pour de la vitre éliminera déjà bonne quantité des plastiques que vous absorberez.

Produits ménagers et cosmétiques : La plupart de produits ménagers sont une soupe à produits chimiques et contiennent souvent plusieurs perturbateurs endocriniens. Vous pouvez vous même faire vos propres produits nettoyants à base de vinaigre ou faire vos recherches afin de trouver lesquelles sont les plus sécuritaires. Les produits cosmétiques que nous utilisons chaque jour aussi sont en partie absorbés par la peau et contiennent souvent plusieurs perturbateurs endocriniens.

Une ressource intéressante afin de faire vos recherches pour voir quelles marques et produits sont sécuritaires ou non est la base de recherche sur le site www.ewg.org.

La semaine prochaine je parlerai du 4e pilier d’un métabolisme optimal et vous aurez ensuite les outils afin de prendre contrôle de votre métabolisme!

Références :

http://www.eea.europa.eu/publications/the-impacts-of-endocrine-disrupters/at_download/file

https://www.niehs.nih.gov/health/topics/agents/endocrine/index.cfm

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/29067814/