Les 4 piliers d'un métabolisme optimal - Partie 2 - Le stress

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Il y a 4 piliers à un métabolisme qui fonctionne optimalement, si un des quatre n'est pas solide, votre métabolisme risque de s'écrouler tôt ou tard! Si vous n'avez pas lu la 1ere des 4 parties de cette série d'article, allez la lire maintenant.

Voici le 2e des 4 piliers d'un métabolisme optimal:

2- Stress

Le stress est un état réactionnel de l'organisme lorsqu'il est soumis à une agression. C'est un système de protection assurant la survie. Si nous sommes attaqués, on tombe immédiatement dans un état d'hyper vigilance, nos sens deviennent soudainement très aiguisés, l'apport en sang aux muscles augmente, le rythme cardiaque s'élève et le sucre sanguin aussi, tout ça permettant d'être temporairement plus fort et rapide afin de se battre ou de s'enfuir.Bien que dans notre monde moderne il est plutôt rare de vivre de gros stress comme un combat physique, d'autres plus petites sources de stress font maintenant partie intégrante de notre quotidien. Le stress de performance, les journées trop longues, les nuits trop courtes, le trafic, les échéanciers, les courriels à répondre, les notifications constantes et même l'entraînement en excès sont tous des exemples de sources de stress que nous vivons au quotidien!Tous ces petits stresseurs provoquent une réaction du corps qui est similaire à une attaque, mais simplement moins intense. Ce n'est pas l'intensité de la réponse qui est le plus problématique, mais plutôt sa fréquence. Ces stress quotidiens affectent à peu près tous les systèmes du corps d'une façon ou d'une autre.Par exemple, des niveaux de stress trop élevé diminuent la conversion de l'hormone thyroïdienne T4 en sa version plus active T3 et augmente aussi sa conversion en RT3 qui est une forme inactive de T3. À long terme, cela a comme effet de faire chuter le métabolisme basal (dépense énergétique) et ainsi freiner le potentiel de perte de poids. Si vous êtes hyper stressé et que vous n'arrivez pas à perdre de poids, ne cherchez pas plus loin!On ne peut parler de l'impact du stress sans parler de l'impact du manque de sommeil, car les deux viennent généralement ensemble. Quand on dort, c'est le moment pour le système nerveux et le cerveau de se remettre des dommages de la journée. Une seule nuit de manque de sommeil peut augmenter les niveaux de cortisol de plus de 100%! Lorsqu'on ajoute un manque de sommeil par-dessus le stress, on potentialise l'impact du stress.De plus le manque de sommeil apporte aussi son lot de problèmes du côté de la balance hormonale et de la gestion du poids. Statistiquement, une personne qui dort moins de 6 heures par nuit à 55% plus de chances de devenir obèse. Cela est probablement dû en partie aussi à une réduction de la leptine et une augmentation de la ghrelin associé au manque de sommeil. Ces deux hormones gèrent le sentiment de satiété et un débalancement de ces hormones suites au manque de sommeil est associé à un apport calorique plus élevé.L'adoption de méthodes de gestion de stress comme des exercices de respiration profonde et la méditation combinée avec un effort afin de diminuer les sources de stress inutiles sont de moyens de diminuer l'impact du stress. Aussi, s'assurer de dormir 6 à 9 heures de sommeil récupérateur chaque nuit est essentiel si vous voulez éviter que votre métabolisme en paie le prix!Références:https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16380698https://thyroidresearchjournal.biomedcentral.com/articles/10.1186/1756-6614-5-13https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16020927https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15602591https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22787499https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18517032